CHAPITRE V Ce qui arriva aux comédiens entre Vivain et Alençon. Autre disgrâce de RagotinTous les héros et héroïnes de la troupe comique partirent de bon matin, prirent le chemin d’Alençon, et arrivèrent heureusement au Bourg-le-Roi, que le vulgaire appelle le Boulerey, où ils dînèrent et se reposèrent quelque temps, pendant lequel on mit en avant si on passerait par Arsonnay, qui est un village à une lieue d’Alençon, ou si l’on prendrait de l’autre côté, pour éviter Barée, qui est un chemin où, pendant les plus grandes chaleurs de l’été, il y a de la boue où les chevaux enfoncent jusqu’aux sangles. On consulta là-dessus le charretier, qui assura qu’il passerait partout, ses quatre chevaux étant les meilleurs de tous les attelages du Mans ; d’ailleurs, qu’il n’y avait qu’environ cinq cent


