VII-3

3382 Mots

Pendant tout le mois d’avril, Maurice fit le coup de feu, du côté de Neuilly. Le printemps hâtif fleurissait les lilas, on se battait au milieu de la verdure tendre des jardins ; et des gardes nationaux rentraient le soir avec des bouquets au bout de leur fusil. Maintenant, les troupes réunies à Versailles étaient si nombreuses, qu’on avait pu en former deux armées, l’une de première ligne, sous les ordres du maréchal de Mac-Mahon, l’autre de réserve, commandée par le général Vinoy. Quant à la Commune, elle avait pour elle près de cent mille gardes nationaux mobilisés et presque autant de sédentaires ; mais cinquante mille au plus se battaient réellement. Et, chaque jour, le plan d’attaque des Versaillais s’indiquait davantage : après Neuilly, ils avaient occupé le château de Bécon, puis A

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