JULIAN
Le Mexique, un pays que je n’ai jamais vraiment aimé et cette visite ne fait que me le confirmer. Le seul truc positif que possède ce pays ce sont les frontières qu'il partage avec les Etats-Unis, on peut facilement transporter la drogue ou des armes et les vendre aux gringos, après tout, rien que Miami achète plus de 80 % de cocaïne par mois et l’équivalent d’un milliard de dollars d’arsenal par trimestre. C’est énorme et bénéfique pour mon organisation. Le problème dans toute cette histoire est que L se met en travers de mon chemin. Le fils de p**e veut contrôler tout le Mexique y compris les transferts aux USA, il faut toujours passer par lui et payer 60 % de taxe avec 0 négociation.
Mes yeux fixent prudemment la route alors que mes mains serrent très fort le volant à cause de la colère que je ressens en ce moment. Je traverse les rues des plus luxueuse aux malfamées.
J'arrive à destination. Une maison un peu loin de la ville. Je me gare et je quitte le véhicule d’un pas décidé. Je retrouve quelques-uns de mes hommes qui baissent la tête et me saluent lorsque je passe devant eux.
J'entre dans la maison, j'y trouve déjà Marc et trois autres de mes hommes. Un autre homme est ligoté sur une chaise.
Je retire ma veste, puis je prends une cigarette que je mets à ma bouche et l’allume.
-C'est qui ? Je demande.
-Il s'appelle Antonio Juarez. Aux dernières nouvelles il bossait avec L.
Je souris, satisfait je m'approche de lui. Je prends une autre chaise, je m'assis en face de lui. J’espère que ce connard va me donner les pièces du puzzle pour que je puisse enfin le résoudre.
-Antonio, si tu réponds à mes questions je te laisserais vivre et je te protègerais contre L, mais si tu ne le fais pas je te buterais ici même.
Il me fixe avec un air sérieux et hautain, ensuite il éclate de rire, sa voix raisonne dans toute la pièce.
-Ah je vois, tu veux jouer au plus malin avec moi sal fils de p**e, hein ?
- vete a tomar por el culo! Me répond-il en espagnol.
Ensuite il me crache dessus comme un animal. Enervé je lui inflige une gifle dont il se souviendra toute sa vie. Du sang quitte sa bouche et il continu de rire. Je m'essuie le visage, ensuite je fais signe à l'un de mes hommes qui quitte la pièce.
-Je voulais être gentil avec toi, vraiment. Mais apparemment on te fera parler qu'avec la force. Dis-toi bien que si tu crains L, alors tu devrais être tétanisé par moi.
-Tue-moi si tu veux fils de p**e, je ne te dirais rien du tout.
Je ris à mon tour. Après tout, tout le monde ici a le droit de s'amuser. A sa manière…
-Tu connais ce que signifie L'ébouillantage Antonio ?
Il ne répond pas.
-Je vais te l'expliquer, en fait c'est une méthode de torture que j'utilise contre les traitres et ceux qui ne répondent pas à mes questions. Cette méthode consiste à plonger petit à petit, les pieds de la victime en premier, dans la cire portée à ébullition, ensuite tout le corps.
Il blêmit, ensuite il lève la tête et regarde l'horloge. Puis il sourit de nouveau comme cette dernière l’avait rassuré.
-Fais ce que tu veux, de toute façon je suis un homme mort, et toi aussi Pendejo !
Je le fixe en essayant de comprendre où il veut en venir. De nouveau il regarde l'heure. Avant que je ne puisse réagir je sens les mains de Marc me secouer, il me tire de la chaise et nous courons à l'extérieur. Je ne comprends toujours pas, jusqu'à ce qu'un bruit assourdissant envahisse l'espace en un rien de temps la moitié de la maison explose.
-Fils de p**e ! Cri Marc.
Je cligne plusieurs fois des yeux. Comment est-ce possible ?
-Que s'est-il passé p****n de merde ! Cri-je.
Marc se lève et m'aide à me lever à mon tour, mes hommes, qui étaient hors de la maison, courent vers nous. Je remarque que même la voiture que j'ai achetée s'est explosée avec la maison.
-Monsieur tout va bien ? Me demande l'un de mes hommes.
-Oui ! Mais je veux comprendre ce qui s'est passé ? Comment ils ont pu savoir qu'on était dans cette maison ?
Marc se tourne vers moi.
-Merde Julian ! Tu ne comprends donc pas ? Je t'avais prévenu ! L ne savait pas où nous étions !
-Ah bon ? Parce qu’il fait exploser souvent des baraques sans raison ?
- Apparemment il utilise la méthode des Russes !
-Ne me cri pas dessus Marc ! N'oublie pas qui je suis ! Cri-je à mon tour en le fixant d’un air dangereux.
Marc se redresse conscient de son erreur.
-Que veux-tu dire par la méthode russe ?
- C’est la technique Oméga. L met des micro-processeurs de localisation à ses hommes, mais pas n'importe quelles puces, des minuscules bombes faites exprès quand l'un de ses hommes se fait prendre par les flics. Rien qu’en signalant qu’ils se sont fait prendre la puce s’active et devient une p****n de bombe qui fait tout exploser ! Ce fils de p**e a dû l'activer quand on l'a enlevé. Merde !
Je réalise soudainement que Marc avait raison, je n'ai pas affaire à un amateur, mais à un professionnel.
Mais qui est ce connard nom de Dieu ?
Il vient clairement de me dire d'aller me faire foutre et qu'il est bien trop puissant pour que je puisse faire quoi que ce soit contre lui.
LILIANE
Tout en continuant à discuter avec la belle brune assise au bar, je récolte le plus d'informations sur elle, comme son prénom Daniella et son âge elle a 32 ans, ses origines italiennes et sa passion dans la vie, elle aime voyager et résoudre des enquêtes, pour la dernière elle ne me l'a pas dit mais je l'ai deviné, tellement facile.
Je l’ai su rien qu'à sa façon de se tenir et ses yeux qui essaient d'avoir le plus de détails ainsi que sa main qui de temps à autre se positionne sur sa hanche où se trouve plus précisément son arme.
Enfin bref, je lui sers encore un autre verre de vodka mais elle refuse catégoriquement.
- Non, merci. J'ai déjà pris deux verres si je prends un troisième je ferai n'importe quoi.
C'est le but. Mais je lui souris en retirant le verre, je ne veux pas l'avoir sur le dos. Pas en ce moment, j'ai de bien plus grand problème à gérer.
Elle se lève du tabouret, peu assurée. Mais elle réussit à se tenir quand même.
- C'était un plaisir... ?
- Liliane. Je réponds.
-Quel jolie nom ! Me dit-elle avec une drôle de voix. Ce qui est sûr c'est qu'elle ne tient pas du tout l'alcool.
- Merci, j'espère vous revoir bientôt.
- Oh c'est sûr qu'on se voit je verrai je vais passer un bout de temps ici à Mexico.
Voyez-vous ça...
- Ah bon ? Pour affaire ou c'est juste que la vie mexicaine vous plaît ?
Elle affiche un sourire radieux.
- Disons que c'est pour les deux. Me répond-elle en faisant un clin d'œil.
Je lui souris encore une fois avant qu'elle ne quitte le bar, elle se fige dos à moi en regardant en face d’elle. Ensuite elle se retourne vers moi en affichant un grand sourire.
-Finalement je prendrai finalement un autre verre Liliane. Me dit elle en souriant.
Je plisse les yeux ensuite je lève la tête pour voir ce qu’elle a bien pu voir. Un homme s’avance vers le bar, cheveux bruns, des yeux gris qui se marient parfaitement avec les jeux de lumières et la posture d’un guerrier prêt à combattre, les traits de son visage sont durs et virils ou charismatique, ah oui il est très charismatique, et sa bouche pourrait être celle de Lucifer, un ange déchu.
C’est probablement le plus bel homme que j’aie jamais vu. Il porte un costume bleu nuit qui épouse parfaitement ses délicieuses formes. Je comprends Daniella cet homme dissuadera n’importe quelle femme de quitter le bar, mais quelque chose me dit que ce n’est pas son physique qui l’intéresse mais sa venue ici au Mexique. Et moi pareille par la même occasion.