XVIIICérémonieusement, Hugues Péhan proposa à ses visiteurs que sa femme leur prépare une tasse de thé. Non moins poliment, les deux officiers refusèrent. — Nous ne devrions pas vous déranger très longtemps, commença Menotti. Oh, mais vous pouvez rester avec nous, ajouta-t-il à l’intention d’Audrey qui s’apprêtait à quitter le salon circulaire où les avait conduits Péhan. Audrey vint s’asseoir, un peu à l’écart. Péhan s’éclaircit la voix. — Que puis-je pour votre service ? Mon ami Roland Goven m’a informé, hier au soir, de la mort de cette malheureuse Estelle. Peut-être est-ce la raison de votre arrivée à mon domicile… — C’est vrai, monsieur Péhan. Notre visite est motivée par le meurtre commis sur la personne de Mlle Estelle Ferec, hier après-midi. Ce meurtre a eu lieu près de la Pier


