IX La lettre Gwennola et Madalen sont arrêtées devant la porte de l’appartement de madame de Kerpeulvan, et, bien qu’il soit onze heures du matin, elles parlent avec précaution, comme si elles craignaient de troubler son repos. – Es-tu bien sûre d’avoir entendu sonner, Madalen ? demande Gwennola à demi-voix. – Mademoiselle, j’ai pu prendre le bruit de la sonnette de la rue pour celle de la chambre de madame ; mais dans le doute, comme l’heure de son réveil est bien passée, j’ai voulu venir m’assurer que ce n’est pas elle qui sonne. – Je crains qu’elle n’ait eu une bien mauvaise nuit : jamais elle n’a été plus agitée, plus souffrante qu’hier soir ; et cependant elle m’a renvoyée de très bonne heure. À quelle heure s’est-elle couchée ? – Je n’en sais rien. Mademoiselle, vous savez qu’e


