episode 1

909 Mots
- Je n’aimerai pas que la pluie me coince Jasmine ! Dépêche toi. - Encore deux minutes Elise , s’il te plaît. Certes , je ne vivais pas loin de mon lieu de service j’avais horreur de la pluie. Je n’aimais pas m’abriter , mes parents depuis toute petite me l’avaient interdit. Ce jour donc, avec ma copine Jasmine, à la boutique, nous avons reçu beaucoup plus de clients au point où l’heure de la fermeture avait traversé et nous étions obligées d’attendre. Alors que je nous avions enfin servi le dernier client, Jasmine remplissait le cahier de charges mais avec une lenteur qui me faisait alors lui mettre la pression tout en regardant le ciel s’obscurcir. - J’ai terminé Élise. On peut y aller. C’est alors ainsi que nous sommes sorties, les pas pressés pour vite rejoindre nos domiciles. Mais c’était peine perdue car à peine quelques mètres, une forte pluie se mis à tomber. Il était carrément impossible pour nous de continuer… Une seule et unique solution: s’abriter. Cette chose dont j’en avais horreur mais cette fois, je me suis sentie obligée de le faire. En pensant à ce jour, je me demande encore si n’aurait pas été mieux pour moi de braver cette pluie pour rejoindre mon domicile et je pense que ça aurait été la meilleure solution. Vous comprendrez pourquoi… Avec Jasmine, nous sommes entrées dans ce café pour attendre. Je l’en voulais tellement car il y’a longtemps étant à la boutique je lui avais demandé de ne plus recevoir les clients mais elle avait insisté. - Elise, viens je t’offre un café. Elle voulait se faire pardonner, je le sais. Alors j’ai accepté. Nous sommes allées nous asseoir en face du comptoir. Elle a commandé deux cafés et nous nous sommes mises à boire en dicutant sur nos sujets quotidiens. En venant m’asseoir , je ne l’avais pas remarqué , je n’avais même pas preté attention au fait qu’un homme était assis et parlait avec la serveuse. Ceci, jusqu’au moment où Jasmine me dit. - Pourquoi le type là te regarde comme ça ? Moi aussi, sans attendre une seconde de plus, je me suis directement retournée pour savoir de qui elle parlait. - Ne te retourne pas aussi comme une villageoise. Akah! Dit Jasmine en détournant son regard du comptoir. Trop tard, il avait su qu’on venait de parler de lui. - Le voilà qui arrive. J’étais de dos au comptoir du coup, je ne me suis pas retournée pour le voir arriver mais à travers le regard de Jasmine, je pouvais imaginer lorsqu’il se rapprochait. C’est avec une voix grave et séduisante qu’il nous salua. - Bonsoir mesdames. Je me retournai l’air surprise… Même si je l’étais en realite et je répondis à sa politesse. - Bonsoir monsieur. - Excusez moi… J’espère que je ne vous dérange pas. Jasmine qui savait pour qui il était là , se leva prétextant aller régler la facture des cafés. Je n’ai pu l’empêcher , elle s’en alla et il prit la place de Jasmine… Comme s’ils s’étaient entendus. - Tu vas me le payer. Chuchotai-je à mon amie. Elle sourit juste et s’en alla. - Depuis que vous êtes entrées, je vous observe depuis le comptoir et je n’aurai pu partir sans venir vous parler. Je dois avouer, il était intéressant et c’est pourquoi j’ai voulu l’écouter. Il était grand de taille , poids normal , on sentait un corps entretenu par une activité physique régulière. Il avait des yeux marrons et côté vestimentaire, je le trouvais à mon goût. Il s’exprimait bien et j’avais cette envie de le laisser parler. De le pousser à parler et c’est ce que j’ai fait. - Ok. Je vais reprendre dès le début. Moi c’est Gabriel, je suis un jeune entrepreneur, j’ai 37 ans. Célibataire sans enfants. Je ne vais pas tourner de long en large mais j’aimerais vous revoir. Pas ‘’ je vous appelerai ‘’ , pas ‘n on pourrait ‘’. Mais plutôt une certitude douce, sans pression. Je ne me rappelle pas à quel moment je lui avais remis mon numero. Mais je me suis réveillée de ce reve lorsque j’ai constaté que la pluie avait cessé depuis un bon moment et Jasmine était partie. - J’ai beaucoup aimé votre compagnie… Il me coupa et me dit. - Tu peux me tutoyer, je t’en prie. - D’accord. J’ai beaucoup aimé ta compagnie Gabriel , mais je dois rentrer. Je m’abritais juste. - D’accord. Je crois que si j’obtiens de toi ce que je veux, je louerai la pluie chaque jour. Il réussit à m’arracher un sourire avant de continuer. - Tu vis où ? Je peux te déposer. - Non ce n’est pas la peine. Je ne vis pas loin. On se reverra si Dieu voulant comme tu l’as dit. Je vais me débrouiller pour rentrer. - Ok. Je peux te comprendre et je ne vais pas insister. - Merci. Je me suis levée tout en prenant congés de lui et je suis rentrée. Cette nuit-là, j’ai dormi paisiblement, ce qui ne m’arrivait presque jamais. Je me souviens avoir pensé, juste avant de m’endormir : Enfin quelqu’un de profondément bon. Je ne savais pas encore que certains hommes sont élevés pour paraître ainsi. Que la gentillesse peut être une fonction. Et que les rencontres les plus belles sont parfois celles qui ferment une porte derrière vous sans bruit. A SUIVRE .... NSH
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