Il est 6h du matin lorsque je suis réveillé par un bruit suspect dans le salon. Je me lève, prend mon Beretta sur la table de nuit et descend discrètement. J'avance jusqu'aux escaliers et voit que mes gars aussi sont réveiller. Je les siffle discrètement et leurs dit en chuchotant :
Leslie : C'est quoi ce bruit ?
Pablo : On ne sait pas, on passe toute la villa au peigne fin pour savoir ce que c'est.
Je hoche la tête et vois des gars revenir en secouant la tête. Je pense qu'il n'y a rien, mais je me méfie on sait jamais. Je descends les escaliers à pas de loup mon Beretta chargé dans les mains. Avec les gars, on va jusqu'à la terrasse et vois une ombre de l'autre côté de la piscine.
Leslie : Sortez de ma propriété !
L'ombre ne bouge pas au contraire elle s'avance, je peux voir que c'est un homme avec une casquette à l'envers.
Homme : Tu n'aurais jamais dû revenir.
À peine sa phrase terminé, on me tire dessus en hauteur. La balle est logée dans mon ventre et je m'écroule à terre. Je vois Pablo se précipité vers moi en me parlant.
Pablo : Tiens bon patronne !
Je tourne légèrement la tête sur le côté et m'aperçois que l'ombre à disparu.
Leslie : Traquez-le...
Puis plus rien c'est le noir complet.
J'ouvre doucement les yeux dans ce qui semble être une chambre d'hôpital. En regardant les moindres recoins de la pièce je m'aperçois que je ne suis pas seule, 2 personnes sont là, je les voit discuter avec un médecin. Mes parents.
Médecin : Elle va s'en sortir. Elle est stable, mais auras besoin de beaucoup de repos.
Mes parent acquiesce puis se tournent vers moi. Quand ma mère me voit réveillé, elle se précipite sur moi et me serre contre elle.
Rita : Leslie ! J'ai tellement eu peur pour toi, ma fille !
Je grimace, ma mère s'en rend compte et s'écarte doucement de moi. Je vois mon père me regarder avec un regard qui en dit long sur ses pensées actuelles.
Leslie : Qu'est-ce que vous faites là ?
Ma mère veut parler mais mon père la coupe dans son élan.
Karl : Tu penses bien que quand on a appris que tu étais revenu on a essayer de te contacter, certes très tôt, mais on voulait que tu vienne nous le dire. Quand on a vu que tu répondais pas, on a débarquer chez toi et on t'a vu sur ton canapé entouré de tes gars, blessé.
Rita : Tu sais qu'on connaît bien Pablo, donc il nous à raconter ce qui s'était passé.
Leslie : Ah, je vois et vous êtes venus me faire une énième leçon de morale, c'est ça ?
Mon père fronce les sourcils pas très content de ce que je viens de dire.
Karl : Non, on a compris que tu est buté comme un mulet et qu'on te fera pas changé d'avis sur tes activités louches. Mais on t'as emmené à l'hôpital quand même par précautions.
Leslie : Je vois.
Je regarde par la fenêtre de la chambre et évite le regard de mes parents. Je sais ce qu'ils vont me dire mais là, j'ai l'impression qu'ils comprennent que ce n'est pas de ma faute cette fois. Pourquoi ? J'en ai aucune idée.
Rita : Je t'ai emmener des vêtements, le médecin veut te garder en observation pendant quelques jours.
Leslie : Il en est hors de question, vous m'entendez ?! Je sors de cet hôpital maintenant ! Je ne vais pas attendre ici et rien faire ! C'est mon problème, pas le vôtre !
Je me lève doucement du lit, prend les vêtements que ma mère m'as apporter et vais jusqu'à la salle de bain pour m'habiller.
Lorsque je ressort de la salle de bain, mes parents me regardent d'un air interrogateur. C'est une blague, j'espère ? Ils n'ont jamais été la, et là maintenant il s'inquiète, non mais je rêve !
Leslie : Quoi ?
Karl : Je suppose que si tu es revenue, ça n'allait plus avec Kei, je me trompe ?
Leslie : Tu suppose bien. Il m'a trompé, donc je suis partie point finale.
Je lui réponds d'un ton dur et il le sent. Il sait très bien que je lui en veux de m'avoir fait partir d'ici pendant 2 ans. Il sait aussi que ça n'a rien changé.
Rita : Leslie, nous savons que tu nous en veut et tu es en droit de nous en vouloir, c'est vrai que ça n'a pas été la meilleure décision que ton père ait pu prendre, mais il l'a fait pour ton bien.
Leslie : Dit la femme qui était d'accord avec lui à ce moment-là...
J'ai répondu avec un ton sarcastique, mais je m'en fiche. Maintenant qu'ils disent ce qu'ils ont à me dire et qu'ils me foutent la paix tout les deux.
Leslie : Si vous faites ça ce n'est pas pour rien, dîtes moi ce que vous avez à me dire pour que je rentre chez moi.
Mes parents se regardent avec un air entendu. À tous les coups, c'est par rapport à mon frère, je le sais, il fait parler de lui en ce moment avec ses mauvaises fréquentations et pas en bien qui plus est.
Karl : Tu le devinera que c'est en rapport avec ton frère. À vrai dire, il m'as appeller dernièrement parce qu'il avait besoin d'aide, mais je ne peux pas apporter mon aide pour ce genre de chose tu le sais...
Leslie : C'est pour ça que vous voulez me le demander à moi, c'est ça ?
Rita : Aide ton frère, Leslie. Il n'est pas dans une position des plus confortable et on ne voudrais pas avoir sa mort sur la conscience, c'est notre fils et c'est ton frère.
On discute longuement sur le sujet et j'accepte d'aider mon frère à condition qu'il se range après ça, mon frère est un vrai nid à emmerdes et je préfère le savoir en sécurité malgré tout, je suis humaine quand même, mais il a intérêt à s'expliquer sur les raisons qui l'ont pousser à me trahir et, par la même occasion à failli m'envoyer à la morgue avec cet accident.
Je bataille avec l'administration de l'hôpital et fais jouer mes droits en tant que patiente. Ils finissent par accepté de me laisser sortir "contre l'avis du médecin" Et me font signé tout leurs papiers et je sors enfin de l'hôpital. Sur le trajet, je me dit qu'il faut peut-être qu'on ai une discussion avec Tiago, mais en même temps j'ai envie de le laisser gamberger pour voir jusqu'où il pourrait aller. Je suis enfin chez moi et me pose dans le canapé, je triture mon téléphone et le fait tourner dans mes mains. J'hésite quelques instants et fini par l'appeler.
Tiago : Suárez, j'écoute.
Leslie : C'est moi, je te dérange ?
Tiago : Tu sais que tu ne me dérange jamais, beauté. Qu'est-ce qu'il se passe ?
J'hésite un instant à aller plus loin dans la conversation, mais en même temps je me dit que le dire au téléphone ne serait pas la meilleure idée du siècle.
Leslie : T'es libre ce soir ?
Tiago : Toujours pour toi, ma belle, tu propose quoi ?
Il perd pas le nord celui-là, du Tiago tout craché ! C'est ça qui me plaît chez lui, c'est peut-être pour ça que je l'ai encore dans la peau.
Leslie : Hum... T'as toujours envie de te faire pardonner ?
Tiago : C'est toujours d'actualité, ma belle.
Sa voix chaude dans le combiné me donne des frissons dans tout le corps, tu m'étonne qu'elles le veulent toutes !
Leslie : Disons... 19h au Half Five ?
Tiago : J'y serai, beauté. J'ai hâte, à ce soir.
Je raccroche et regarde l'heure, il est 14h. Je décide de convoquer mes hommes pour briefer avant le rendez-vous avec Tiago. Une fois fait, et au vu de ce que j'ai appris ça va être tendu les prochains jours l'informateur que j'ai fait parler est aller baver auprès d'Andrew et d'Alicia, donc il faut que je reste prudente et réfléchisse sérieusement à la suite des événements. Le reste de l'après midi, je fais des plans avec mes gars, il est 18h, c'est bientôt l'heure. Je monte me préparer :
Une fois prête il est 18h30, je décide de partir pour le Half Five dans ma Zenvo ST1 de couleur jaune. Je trace dans la ville et me gare sur le parking du bar, à peine sortie de ma caisse des jeunes viennent se regroupés autour.
Leslie : Dégagez les groupies ou je vous fout dans le coffre et je ne vous en sort plus !
Les jeunes rigolent et s'éloigne en me mâtant sans discrétion. Sa arrive souvent quand je sors et j'y fais même pas attention. Je rentre dans le bar et vois Tiago adossé au bar. Bon sang que cet homme est sexy.
Leslie : Toujours en avance à ce que je vois.
Tiago: Il faudrait pas faire attendre une femme comme toi, beauté.
Je pouffe à sa réponse et il me commande quelque chose à boire. Une vodka, jus de fruit, j'ai plus de secret pour cette homme c'est effrayant. Nous nous déplaçons vers une table et discutions ensemble pendant pas mal de temps. Plus nous parlons, plus j'ai l'impression qu'en faite Tiago n'a pas tellement changé en 2 ans et je dois dire que ça me plaît, on se disait toujours de ne jamais changer ce qu'on était et je vois qu'il n'a pas oublié et ça me fait plaisir. Il est 22h et nous quittons le bar légèrement amoché.
Leslie : Je dois bien avouer que les soirées ne sont pas désagréable avec toi, beau brun.
Tiago tourne la tête vers moi et me fixe avec son regard de braise qui me fait chaviré littéralement.
Tiago : Tu ne le savait pas depuis le temps ?
Leslie : Si, mais je croyais que t'était devenu le genre de mec ennuyeux à mourir.
Je lui lance un sourire carnassier suivi d'un clin d'oeil, il n'a pas l'air indifférent et ça me rassure quelque part que l'effet que je peux lui faire est encore là, malgré tout.
Tiago : Je suis sûre que je serais devenu comme ça, tu ne m'approcherais même plus, alors autant rester comme je suis, c'est pas ce qu'on se disait avant ?
Tout en disant sa dernière phrase, il m'attrape par la main et me plaque contre son torse. Nos yeux ne se quitte pas, je le vois lever son autre main et m'effleure délicatement le menton. Il va m'embrasser ?
Tiago : Tu m'as manqué Leslie.
On a pas bougé depuis tout à l'heure et mon coeur rate un battement. Ça m'énerve que face à cet homme je ne suis capable de rien faire.