LETTRE XXIX - Delphine à mademoiselle d’Albémar

1982 Mots

LETTRE XXIX Delphine à mademoiselle d’AlbémarCe 2 juillet. Thérèse est perdue, ma chère Louise, et je ne sais à quel parti m’arrêter pour adoucir sa cruelle situation. J’entrevoyais quelque espoir pour mon bonheur, il y a deux jours, à la fête de madame Vernon ; Léonce et moi nous nous étions presque expliqués ; mais depuis le malheur arrivé à Thérèse, je suis tellement émue, que j’ai laissé passer deux soirées sans oser aller chez madame de Vernon. Léonce aurait remarqué ma tristesse, et je n’aurais pu lui en avouer la cause ; s’il est un devoir sacré pour moi, c’est celui de garder inviolablement le secret de mon amie ; et comment ne pas se laisser pénétrer par ce qu’on aime ? Je ne sais donc rien de Léonce, et madame d’Ervins occupe seule tous mes moments. Madame du Marset, cette cru

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