48 Rouen, mercredi 10 h 52 LEBLANC gara son véhicule non loin du commissariat. La soirée avait été captivante, la nuit très courte, le trajet, depuis la Chaussée du Sillon, très long. Mais il n’avait pas eu le choix. Il n’aurait jamais pu travailler aujourd’hui s’il n’avait expié ses obsessions à travers ses toiles. La silhouette de Graciane l’obsédait encore, mais dans la limite supportable. Il soupira de joie en fermant sa porte. Jamais au cours d’une enquête, il n’avait autant souffert de ses obsessions. Son inspiration créatrice était à son apogée. Encore quelques jours, et il aurait de quoi faire une exposition avec ses tableaux. Toute une galerie à la gloire de cette inconnue qui ignorait sa propre sensualité, que seuls les traits compulsifs de l’artiste arrivaient à faire vivre. I


