La porte claque derrière moi, et pour la première fois, je doute. De mes intentions. Des siennes. Il est assis sur le lit sans chaînes, torse nu, le regard levé vers le plafond fleuri. Puis doucement, il se lève, ses yeux venant se poser sur moi, interrogateurs. Je reste un instant figée, mes doigts crispés sur le bois de la table. Puis j’avance. Je ne sais plus très bien pourquoi je suis venue. « Tu es mieux ici qu’en cage. » Ma voix est plus rauque que je ne l’aurais voulu. Il hoche lentement la tête. « J’ignore pourquoi la tienne est d’or et la mienne de sang. Mais nous sommes tous deux esclaves ici. Ou peut-être que je me trompe. » Sa voix frappe sans détour, avec défi et assurance. Je ne sais pas quoi répondre, alors je détourne les yeux. Son torse est couvert de cicatri


