3. Prune franchit la première la porte de l’entrepôt. L’air du soir s’alourdissait de brume. À son doigt, Makka, l’okk aérien, s’agita plus vivement. Elle le caressa du pouce avec tendresse : ils partageaient le même besoin de mouvement, sous peine de se sentir étouffés. La rumeur du chantier s’était tue, mais au loin, on discernait un léger ronronnement continu en provenance d’une voie rapide. Les abords étaient déserts. Prune se risqua jusque sous l’éclairage public. Sandro lui emboîta le pas, suivi d’Ophélie. Kavo se nicha dans le sac de celle-ci. Une fois de plus, Nattog dut se résigner à rester sur la touche. Il avait toutefois prévu un itinéraire par lequel il pourrait fuir en cas de besoin, à la faveur de la nuit. Le message de Claire Brac était simple : « Venez donc chez moi. Si


