5 Le crépuscule enveloppe la maison d’une brume fraîche qui s’élève de la rivière. Sonia a ranimé le feu dans la cheminée. Noirot et Fauve s’étirent, reprennent leur posture d’enroulement avec d’infinies précautions. Olivier a demandé à Naïm de lui prêter son hang. Il en explore à son tour les sonorités. En simple néophyte, il est loin d’obtenir les rythmes envoûtants produits par Naïm. La technique qu’il lui montre exige de l’entraînement, une certaine souplesse dans les frappés de la phalange sur le métal. Seul le son du dong au sommet de la soucoupe satisfait l’apprenti. Naïm reprend la démonstration. Soudain, rompant cette trêve dans le chaos des émotions, le téléphone sonne ; Sonia décroche. – Hugo ? Quelle joie de t’entendre ! Tu vas bien ? Après un court échange de banalités, son


