VIII DélireAlors commença presque une orgie, une fête à tout casser, Grouchegnka, la première, demanda à boire : « Je veux m’enivrer comme l’autre fois, tu te souviens, Mitia, lorsque nous fîmes connaissance ! » Mitia délirait presque, il pressentait « son bonheur ». D’ailleurs, Grouchegnka le renvoyait à chaque instant : « Va t’amuser, dis-leur de danser et de se divertir, comme alors ! » Elle était surexcitée. Le chœur se rassemblait dans la pièce voisine. Celle où ils se tenaient était exiguë, séparée en deux par un rideau d’indienne ; derrière, un immense lit avec un édredon et une montagne d’oreillers. Toutes les pièces d’apparat de cette maison possédaient un lit. Grouchegnka s’installa à la porte : c’est de là qu’elle regardait le chœur et les danses, lors de leur première fête


