IIAliocha chez son pèreAliocha commença par se rendre chez son père. En approchant, il se rappela que Fiodor Pavlovitch lui avait recommandé la veille d’entrer à l’insu d’Ivan. « Pourquoi ? se demanda-t-il. Si mon père veut me faire une confidence, est-ce une raison pour entrer furtivement ? Il voulait sans doute, dans son émotion, me dire autre chose et il n’a pas pu. » Néanmoins il fut bien aise d’apprendre de Marthe Ignatièvna, qui lui ouvrit la porte du jardin (Grigori était couché, malade), qu’Ivan était sorti depuis deux heures. « Et mon père ? – Il s’est levé, il prend son café », répondit la vieille. Aliocha entra. Le vieux, assis à sa table en pantoufles et en veston usé, examinait des comptes pour se distraire, sans y prendre, du reste, grand intérêt : son attention était aill


