Chapitre 12-2

1913 Mots
― Enlevez-le, l’ai-je supplié, je vous en prie, enlevez-le. ― Nora, dit-il d’une voix qui est devenue dure tout à coup, je t’ai dit de te détendre. Ce n’est qu’un petit jouet. Si tu te détends, ça ne te fera pas mal. ― Mais la seule chose qui compte c’est de me faire mal, je lui dis avec amertume. C’est bien comme ça que vous prenez votre pied ? ― Tu veux que je te fasse mal ? Sa voix est douce, presque comme celle d’un hypnotiseur. C’est vrai que ça me ferait plaisir, tu as raison… C’est ça que tu veux, mon chat ? Que je te fasse mal ? Non, ce n’est pas ce que je veux. Absolument pas. Je secoue presque imperceptiblement la tête et je fais de mon mieux pour me détendre. Mais je n’ai pas l’impression d’y arriver. Elle est trop insupportable, cette sensation d’avoir quelque chose d’extérieur qui me rentre dedans. Et pourtant Julian est content de mes efforts. ― Bien, chantonne-t-il. C’est bien, et voilà… Il continue d’appuyer et la chose s’enfonce encore davantage, centimètre par centimètre, au-delà de la résistance de mon sphincter. Quand elle est jusqu’au bout, il s’arrête et me laisse m’habituer à cette nouvelle sensation. L’impression de brûlure est toujours là et j’ai presque la nausée avec cette sensation d’être pleine à ras bord. Je m’efforce de respirer régulièrement, par petites bouffées et de ne pas bouger. Environ une minute plus tard la douleur commence à se dissiper et je n’ai plus que l’impression déconcertante d’avoir un objet étranger à l’intérieur du corps. Julian laisse l’accessoire en place et commence à me caresser de la tête aux pieds, ses gestes sont étrangement doux. Il commence par mes pieds qu’il frotte et où il trouve tous les points où se noue la tension qu’il dissipe en les massant. Puis il remonte sur mes mollets et mes cuisses que la tension fait presque vibrer. Sur mon corps, ses mains sont habiles et pleines d’assurance. C’est plus efficace que n’importe quel massage. Malgré toute ma résistance, je me sens fondre entre ses mains et mes muscles se détendent complètement sous ses doigts. Quand il arrive à mon cou et à mes épaules, je suis plus détendue que je ne l’ai jamais été depuis le jour où je me suis réveillée ici. Si je n’avais pas eu les yeux bandés, si je n’étais pas ligotée et si je n’avais pas été sodomisée j’aurais l’impression d’être dans un centre de bien-être. Vingt minutes plus tard quand il enlève le godemiché il glisse sans me faire le moindre mal. Il le remet en place et cette fois je ne sens presque rien. En fait, c’est presque… intrigant comme sensation, surtout quand les doigts de Julian recommencent à me stimuler le c******s. Je ne résiste pas à ce plaisir. Et pourquoi le ferais-je ? Je préfère toujours le plaisir à la souffrance. Julian va faire ce qu’il voudra, autant en profiter quand c’est possible. Alors je ne pense plus à ce que tout cela a d’affreux et je m’abandonne à mes sensations. Comme mes yeux sont bandés je ne vois rien, et comme mes mains sont ligotées derrière mon dos je ne peux pas vraiment me débattre. Je suis complètement impuissante, et d’une certaine manière c’est très libérateur. Inutile de s’inquiéter, inutile de réfléchir. Je me laisse aller dans le noir, et l’endorphine libérée par le massage me fait planer. Il me b***e avec le godemiché tout en me caressant le c******s. Ses gestes sont rythmés et bien coordonnés, je me mets à gémir quand mon sexe commence à vibrer, à chaque coup la pression monte en moi. D’un coup, la tension est à son comble et brusquement une violente vague de plaisir m’irradie tout entière. Mes muscles se contractent autour du jouet et cette sensation inhabituelle ne fait qu’accroître l’intensité de mon o*****e. Incapable de me contrôler, je me mets à crier en me frottant contre les doigts de Julian. Je voudrais que cette extase se prolonge à jamais. Mais bien trop vite, c’est fini et j’en reste toute pantelante et tremblante. Évidemment, Julian n’en a pas fini avec moi, loin de là. Alors que je commence tout juste à m’en remettre, il enlève le jouet et me pénètre autrement, avec quelque chose de beaucoup plus gros. Je m’aperçois que c’est sa verge et je me contracte de nouveau quand il commence à pousser. ― Nora… Il y a quelque chose dans sa voix qui est une mise en garde et je sais ce qu’il attend de moi, mais je ne sais pas si ça sera possible. Je ne sais pas si je peux me détendre suffisamment pour lui permettre d’entrer. C’est trop : il est trop gros et trop long. Je ne crois pas que quelque chose d’aussi gros puisse me pénétrer sans me mettre en lambeaux. Mais il s’acharne et je sens mes muscles céder lentement, ils sont incapables de résister à la pression qu’il leur inflige. Son g***d est maintenant au-delà de l’anneau étroit de mon sphincter et je me mets à crier tant ça me brûle et ça m’étire. ― Chut ! dit-il pour m’apaiser et il me caresse le dos tout en continuant d’avancer plus profondément. Une fois qu’il est jusqu’au bout, je suis une vraie loque, je tremble et je suis en sueur. Oui, c’est parce que ça me fait mal, mais c’est aussi à cause de cette sensation nouvelle, sentir mon corps envahi de quelque chose d’aussi gros et d’une manière aussi étrange, aussi contraire à la nature. Je sais bien qu’il y a des gens qui le font, et même qui sont censés y trouver du plaisir, mais je ne peux pas imaginer le faire un jour volontairement. Il s’arrête, me laisse le temps de m’habituer et je sanglote doucement sur le matelas, je ne souhaite qu’une chose, que ça se termine. Mais il est patient et il me caresse pour m’aider à me détendre jusqu’à ce que je cesse de pleurer et que je revienne à moi. Dès que je me sens moins mal, il s’en aperçoit et recommence à bouger lentement en moi, en prenant des précautions. J’entends son souffle rauque et je sais qu’il fait un grand effort pour se contrôler, il voudrait sans doute me b****r plus fort, mais il essaie de ne pas « m’abîmer de manière irrémédiable ». Et pourtant ses mouvements me secouent dans tous les sens et je hurle à chaque coup. Alors, quand j’ai vraiment l’impression d’être à bout, il glisse une main sous mes hanches et retrouve mon c******s déjà enflé. Ses doigts sont doux, ses caresses légères et je reconnais une sensation familière dans mon ventre, mon corps réagit à son toucher malgré la violation qu’il m’inflige. Ce qu’il fait maintenant ne m’empêche pas de souffrir, mais me distrait de la souffrance en me permettant de me concentrer sur le plaisir. Je ne savais pas que le plaisir et la souffrance pouvaient cohabiter de cette manière, mais c’est une combinaison étrange, puissante comme une drogue, quelque chose de ténébreux et d’interdit qui trouve son écho dans une part de moi dont j’ignorais jusqu’ici l’existence. Il accélère son rythme et d’une certaine manière ça me fait moins mal. Peut-être certaines de mes terminaisons nerveuses sont-elles devenues insensibles ou bien peut-être est-ce que je commence simplement à m’habituer à le sentir en moi, mais la souffrance se dissipe et disparait presque. Il ne reste alors qu’une foule d’autres sensations, des sensations étranges, inconnues, qui m’intriguent à leur manière. Sans parler du plaisir que me donnent ses doigts qui savent si bien jouer avec mon sexe et qui m’excitent jusqu’à ce que je me mette à crier pour une autre raison et que je supplie Julian de le faire tout de suite, de me faire jouir encore une fois. Et il y arrive. Tout mon corps se contracte et c’est une véritable explosion, une délivrance dont la force me fait trembler tout entière. Il se met à gronder quand mes muscles se resserrent autour de sa verge et je sens le liquide chaud de sa semence me baigner au plus profond, elle est salée et brûle ma chair à vif. ― C’est bien, me murmure-t-il à l’oreille tandis que sa verge se ramollit en moi. Il embrasse le lobe de mon oreille et la tendresse de ce geste offre un tel contraste avec ce qu’il vient de faire que j’en suis désorientée. Est-ce une conduite normale de la part d’un ravisseur ? Quand il se retire je me sens vide et j’ai froid, c’est presque comme si la chaleur de son corps étreignant le mien me manquait. Mais il ne me laisse pas seule longtemps. D’abord, il me détache les mains et les frictionne légèrement puis il ôte mon bandeau. Je cligne des yeux, ils s’habituent à la douce lumière de la pièce et je fais bouger mes bras en me relevant sur les coudes. ― Viens ! dit-il d’une voix douce et en me prenant par l’avant-bras. Je t’emmène prendre une douche. Je le laisse m’aider à me mettre debout et m’emmener dans la salle de bain. Je ne sais pas si j’aurais eu la force d’y aller toute seule. Il fait couler la douche, attend quelques secondes que l’eau soit assez chaude et nous conduit tous les deux dans la vaste cabine. Puis il me lave des pieds à la tête et rince toute trace de lubrifiant et de sperme. Il me lave même les cheveux, il dépose du démêlant, et quand il me masse le cuir chevelu il m’aide encore à me détendre. Quand il a terminé, je me sens propre et choyée. ― Et maintenant, à ton tour ! dit-il en me retournant la main et en y mettant du savon liquide. ― Vous voulez que je vous savonne ? je dis d’un ton incrédule et il hoche la tête avec un petit sourire. L’eau qui ruisselle sur son corps musclé le rend encore plus beau que d’habitude, beau comme un dieu marin. Non, comme un monstre marin, je rectifie en mon for intérieur. Un beau monstre marin. Il continue de me regarder et d’attendre, attendre de voir si je vais faire ce qu’il m’a demandé, et je hausse les épaules dans mon for intérieur. Et d’ailleurs pourquoi pas ? Cela ne me fera aucun mal. De plus, j’ai beau le détester, je ne peux nier que je suis curieuse de le voir nu, et que ça m’excite de le toucher. Alors je me frotte les mains et je les promène sur son torse pour savonner sa peau bronzée. Il lève les bras et je lui lave les flancs, les aisselles et le dos. Sa peau est lisse presque partout, sauf là où il a des poils noirs et virils. Je sens ses muscles puissants se contracter sous mes doigts et je m’aperçois que l’expérience me plait. À cet instant, je pourrais presque faire comme si j’étais ici de mon plein gré et que cet homme superbe soit mon amant et non pas mon ravisseur. Je le lave aussi minutieusement qu’il m’a lavée, mes mains savonneuses glissent sur ses jambes, sur ses pieds. Quand j’arrive à son sexe, sa verge commence à se durcir de nouveau et je me fige en m’apercevant que sans le vouloir mes bons soins l’ont excité. À juste titre, il interprète ma réaction comme de la peur. ― Détends-toi mon chat, murmure-t-il d’une voix très amusée. Je ne suis qu’un homme, tu sais. Aussi délicieuse sois-tu, j’ai besoin de plus de temps que ça pour reprendre des forces. J’avale ma salive et je me retourne pour me rincer les mains sous la douche. Que diable ai-je donc fait ? Il ne m’a pas forcée à le toucher. Je l’ai fait de mon propre chef. Il me l’a demandé, mais je suis presque certaine que j’aurais pu refuser et qu’il aurait laissé tomber. L’humeur ténébreuse que j’ai sentie en lui plus tôt dans la soirée a disparu. En fait, Julian semble gai maintenant, presque taquin. Je veux alors sortir de la douche et je fais mine de lui passer devant. Il m’arrête en me barrant le chemin du bras. ― Attends ! dit-il d’une voix douce et en me relevant le menton. Puis il baisse la tête et m’embrasse, ses lèvres sont douces et tendres sur les miennes. Mon corps réagit comme d’habitude, ma température grimpe et j’ai envie de me frotter contre lui comme une chatte en chaleur. Mais il s’arrête vite, relève la tête et me sourit, ses yeux bleus brillant de satisfaction. ― Et maintenant, tu peux y aller. Totalement déroutée, je sors de la douche, je me sèche et je m’enfuis dans ma chambre à toute vitesse.
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