32— Dommage que le Fantôme n’ait plus de mâts, me dit Maud le lendemain. Nous aurions pu nous en servir pour repartir. Je faisais les cent pas, en proie à une vive excitation. — Il le faut… Il le faut absolument, répétai-je. — Qu’est-ce qui vous arrive ? — Il s’agit de remonter les mâts et prendre la mer… Nous y arriverons. — Mais comment ? — Je n’en sais rien. — Le capitaine Larsen… objecta-t-elle. — Il est aveugle et sans défense. — Oui, mais il a toujours ses mains terribles. — J’ai réussi à quitter le bateau sans qu’il me coince. — … En oubliant vos chaussures. — Si je les avais gardées, vous ne m’auriez pas revu, il y a des chances… Pour réussir, il faudrait que nous ayons la certitude que le bateau est implanté assez solidement sur la grève, pour qu’une tempête ne le remp


