XXI Punition Mac Allan hésita un moment à ouvrir la lettre de Mary, malgré le doux espoir qui emplissait son cœur. Cette lettre contenait son arrêt définitif, et cet arrêt, tout le lui disait, c’était plus qu’un pardon : l’affirmation nouvelle des promesses déjà échangées, la ratification définitive des engagements pris par Mary envers le jeune homme ; voilà pourquoi il hésitait. Après le spectacle dont il avait été le témoin, après les preuves d’indiscipline politique, de trahison évidente, de folie ambitieuse, que tout son parti venait de lui fournir, l’Irlandais avait compris que le succès du mouvement dans lequel il était lancé se trouvait gravement compromis, et il en redoutait maintenant l’issue, non pour lui-même, mais pour cette délicieuse et charmante jeune fille qui s’enchaîn


