XCVIComme quoi avec une plume et une menace on fait plus vite et mieux qu’avec l’épée et du dévouement (Suite)Anne d’Autriche jeta les yeux, sur le traité que lui présentait d’Artagnan. – Je n’y vois, dit-elle, que des conditions générales. Les intérêts de M. de Conti, de M. de Beaufort, de M. de Bouillon, de M. d’Elbeuf et de M. le coadjuteur y sont établis. Mais les vôtres ? – Nous nous rendons justice, Madame, tout en nous plaçant à notre hauteur. Nous avons pensé que nos noms n’étaient pas dignes de figurer près de ces grands noms. – Mais vous, vous n’avez pas renoncé, je présume, à m’exposer vos prétentions de vive voix ? – Je crois que vous êtes une grande et puissante reine, Madame, et qu’il serait indigne de votre grandeur et de votre puissance de ne pas récompenser dignement l


