LXIVSalut à la Majesté tombéeÀ mesure qu’ils approchaient de la maison, nos fugitifs voyaient la terre écorchée comme si une troupe considérable de cavaliers les eût précédés ; devant la porte les traces étaient encore plus visibles ; cette troupe, quelle qu’elle fût, avait fait là une halte. – Pardieu ! dit d’Artagnan, la chose est claire, le roi et son escorte ont passé par ici. – Diable ! dit Porthos, en ce cas ils auront tout dévoré. – Bah ! dit d’Artagnan, ils auront bien laissé une poule. Et il sauta à bas de son cheval et frappa à la porte ; mais personne ne répondit. Il poussa la porte qui n’était pas fermée, et vit que la première chambre était vide et déserte. – Eh bien ? demanda Porthos. – Je ne vois personne, dit d’Artagnan. Ah ! ah ! – Quoi ? – Du sang ! À ce mot, les


