Chapitre 7-2

2659 Mots

À trois heures du matin, sur la grand-place de Frontignac, un chien hurla à la mort, réveillant le quartier. — Faitestaire cette bête ! entendit-on. Des lumières balbutiantes s’allumaient sur la façade des vieux immeubles. Certains lancèrent des projectiles à l’animal, mais celui-ci n’en avait cure et poursuivait sa mélodie funèbre. — C’est une mort ! Firent les anciens qui pensaient à plus âgés qu’eux. La Devèze, impassible gardait son lit et coulait sans le moindre frémissement, dans la douce quiétude de ce mois d’août. Quelques papillons attardés se chauffaient les ailes aux lampadaires. Une chaussure, adroitement ajustée atteignit le chien sur le flanc. Il poussa un bref gémissement de douleur et décida de déguerpir. La vieille Madeleine n’avait plus sommeil, les jappements interm

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