CHAPITRE 4Vous n’avez pas besoin d’un cerveau pour écouter de la musique. Luciano PAVAROTTI — Marcel, tu peux retirer les écouteurs des oreilles de ton fils, le temps que je fasse son scanner cérébral ? Et dis-moi, c’est bien à lui qu’on a prescrit un scann ? C’est pas à toi, hein ? Alors tu dégages ton encéphale de là. La tête tout entière passée dans l’anneau de l’appareil de scannographie, je suis en train de vérifier les tuyaux qui sortent de la bouche du comateux. Malgré la mauvaise qualité des haut-parleurs, la voix de Stéphane, le radiologue, est douce et chaleureuse. C’est lui qui vient de m’adresser la parole depuis la salle de contrôle voisine. Nous avons joué au rugby dans la même équipe. C’est plus qu’un collègue. Lui, comme le reste du personnel des urgences, est consterné


