CHAPITRE 8Le suicide : la seule façon de b****r la mort. José ARTHUR Dix-sept heures. L’heure du thé. J’entre chez ma mère sans sonner pour lui éviter la peine de venir m’ouvrir. Je la trouve au salon, endormie dans son fauteuil qu’elle a orienté vers le jardin rutilant de couleurs. Je passe à la cuisine pour mettre de l’eau à chauffer. Quand je reviens, elle est réveillée car je me comporte dans une cuisine comme un homme : bruyamment. Je l’embrasse. — Tu vas bien, maman ? — Ça va. Oh bien sûr, je suis fatiguée. Je n’arrive pas à dormir à cause de mes douleurs. — Je t’ai surprise en profonde méditation les yeux fermés, tout à l’heure. Elle rit. — Tu te moques de ta vieille mère. J’ai pensé que tu viendrais peut-être me voir aujourd’hui et mes douleurs se sont calmées. Je crois bien


