Chapitre 41

807 Mots

Chapitre 41 Il fut promptement obéi. Mes six gardiens coupèrent avec empressement les cordes qui m’entouraient. Je me levai debout et libre, mais je restai immobile ; l’étonnement m’enchaînait à son tour. – Ce n’est pas tout, reprit alors Pierrot ; et, arrachant le poignard de l’un de ses nègres, il me le présenta en disant : — Tu peux te satisfaire. A Dieu ne plaise que je te dispute le droit de disposer de ma vie ! Tu l’as sauvée trois fois ; elle est bien à toi maintenant ; frappe, si tu veux frapper. Il n’y avait ni reproche ni amertume dans sa voix. Il n’était que triste et résigné. Cette voie inattendue ouverte à ma vengeance par celui même qu’elle brûlait d’atteindre avait quelque chose de trop étrange et de trop facile. Je sentis que toute ma haine pour Pierrot, tout mon amour

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