II Un métier devenu impossible au pays d’EnaIl n’y avait pas cinq minutes que Tibério était rentré chez lui, « rapportant » la Chiffa, que la porte de la forge s’ouvrait et que Fosco, suivi de près de Rusa-la-Ruse, en sortait dans un grand état d’indignation. – Il est devenu fou ! faisait entendre Fosco, qui admettait difficilement que Tibério l’eût chassé de chez lui avec défense d’y revenir, pour l’unique raison qu’il avait osé demander au forgeron un peu de pitié pour « la pauvre menoun » que l’autre bousculait comme de la ferraille. Quant à Rusa-la-Ruse, qui avait été l’un des derniers amoureux de la Chiffa avant Bertomieu, le cabaretier, et avant Cagnart, l’horloger de la place du Marché, et avant Maurice de Mentana, « le brave vicomte », il s’était sauvé pour ne point battre Tibér


