V Le dernier déguisementM. Ovilla ne s’était point aperçu du changement qui s’était fait dans la physionomie de Diane, où se lisait tout à coup la plus affreuse espérance. Sa vengeance, à elle aussi, était en marche. Elle l’avait vu passer dans le moment qu’elle ne l’attendait plus ! Son bourreau n’avait plus que quelques minutes à vivre. Elle n’en doutait point !… Si son mari n’avait été occupé à prendre sur le plateau les flacons qui contenaient la preuve du crime resté en suspens, il aurait été stupéfait de se trouver en face d’une femme qui, tout à l’heure écrasée, relevait déjà un front triomphant… Mais il ne la regardait pas. Il savait qu’elle le regardait, lui, tandis qu’il emportait les armes suprêmes de son infamie ! Et, en s’en allant, il lui jeta sans tourner la tête : – Avec


