V L’honneur et l’argentPendant ce temps-là, il ne faudrait point croire que Paolo était tranquille. Il n’y avait aucune raison à cela. Ce n’est pas parce qu’une femme que l’on aime vous a juré qu’elle ne se donnera point à un homme que l’on déteste qu’il faille aller se coucher et dormir sur ses deux oreilles. Paolo n’y songeait point. L’insomnie était trop certaine. Certes ! il croyait à la sincérité de Diane, mais il ne pouvait s’empêcher de réfléchir que cet homme à laquelle elle allait se refuser était un époux et que la nuit où se préparait pour celui-ci un pareil traitement était une nuit de noces !… D’un autre côté, le mari de Diane ne semblait pas un enfant à qui l’on puisse raconter des balivernes, et le jeune homme ne pouvait douter que ce M. Ovilla aimât sa femme au moins auta


