I Les deux épouxRien n’arrive ici-bas suivant les prévisions humaines. Cette vie n’est qu’une succession de surprises. Si l’on avait dit à Tue-la-Mort que la belle Diane, objet de ses plus chers désirs, viendrait s’offrir à lui au sortir de la nuit de ses noces avec Antonio Ovilla, il aurait crié à l’absurdité. Et, cependant, les choses s’étaient bien passées de la sorte. Dans le moment qu’il croyait que la mort frappait à sa porte, c’était l’amour qui était entré. Nous n’essayerons point de peindre les sentiments qui avaient complètement transformé notre homme après ce double événement. Cette fois, il avait bien pensé que l’abbé Pasquale était parti pour toujours, et comme, en outre, il ne doutait point que Diane ne revînt le voir, sa jubilation avait été extrême. Or, il se trompait, t


