III Celui qui était derrière la porte– Tu as entendu ? fit Paolo, dans un souffle. – Oui, on a marché derrière la porte !… Le pavillon était éclairé par une fenêtre haute, à laquelle on ne pouvait atteindre que de l’intérieur, et ils n’avaient point à craindre qu’un regard indiscret fût venu les surprendre dans leurs épanchements. D’autre part, il appartenait en propre aux Mentana qui avaient la charité de le laisser à la libre disposition des touristes surpris par la fatigue ou par l’orage dans les montagnes. En somme, Diane, dans ce pavillon, était chez elle, et il suffisait qu’elle se montrât sur le seuil pour que le passant, qui était venu jusque-là, continuât son chemin si elle en manifestait le moindre désir. Car d’abord ils ne redoutèrent que cela : la curiosité d’un passant qui,


