C’est juste à l’instant où je suis décidé à faire volte-face qu’une main me touche le bras. Je sursaute. Je n’avais pas vu arriver l’employée sur ma droite. Elle a un léger sourire et, toute de blanc vêtue, me fait l’effet d’un ange venu me chercher dans ce mouroir. — Monsieur C… je suppose ? Son accent ensoleillé est à l’unisson de son sourire chaleureux. Oh ! Rien de joyeux, mais un petit sourire quand même. Elle m’a reconnu, alors que je ne suis jamais venu. — Comment le savez-vous ? — Ce n’est pas bien difficile, vous ressemblez tellement à votre père. Et puis il nous a décrit votre manière de marcher, vos manches constamment relevées, la couleur de vos yeux et mille autres détails qui ont fait que, d’une certaine manière, je vous connaissais déjà. Lui ? Ainsi il m’avait déjà rega


