III.-4

2758 Mots

Je suis content de n’avoir pas revu M. Olivier. Je suis content de commencer le premier jour de mon épreuve ici, dans cette chambre. Ça n’est d’ailleurs pas une chambre, on m’a dressé un lit dans un petit corridor où mon ami range ses échantillons de droguerie. Tous ces paquets sentent horriblement mauvais. Il n’y a pas de solitude plus profonde qu’une certaine laideur, qu’une certaine désolation de la laideur. Un bec de gaz, de ceux qu’on appelle, je crois, papillon, siffle et crache au-dessus de ma tête. Il me semble que je me blottis dans cette laideur, cette misère. Elle m’aurait inspiré, jadis, du dégoût. Je suis content qu’elle accueille aujourd’hui mon malheur. Je dois dire que je ne l’ai pas cherchée, je ne l’ai même pas reconnue tout de suite. Lorsque hier soir, après ma deuxième

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