L’institutrice s’est présentée ce matin au confessionnal. Je sais qu’elle a pour directeur mon confrère d’Heuchin, mais je ne pouvais refuser de l’entendre. Ceux qui croient que le sacrement nous permet d’entrer d’emblée dans le secret des âmes sont bien naïfs ! Que ne pouvons-nous les prier de faire eux-mêmes l’expérience ! Habitué jusqu’ici à mes petits pénitents du séminaire, je ne puis réussir encore à comprendre par quelle affreuse métamorphose les vies intérieures arrivent à ne donner d’elles-mêmes que cette espèce d’image schématique, indéchiffrable… Je crois que, passé l’adolescence, peu de chrétiens se rendent coupables de confessions sacrilèges. Il est si facile de ne pas se confesser du tout ! Mais il y a pis. Il y a cette lente cristallisation, autour de la conscience, de menus


