— Vous n’êtes pas d’ici vous ? J’me trompe ? Pierre sourit et se présenta. — Je suis quelques fois venu à Paris, pour visiter et voir des amis, mais, non, je ne suis pas parisien. J’arrive de Nantes. — Et vous leur voulez quoi, aux proprios ? L’homme n’avait guère l’air aimable, Pierre sentit qu’il était souhaitable de ne pas raconter de bobards s’il espérait obtenir des réponses. Il exposa donc brièvement la raison de son voyage et attendit que l’épicier finît d’écraser son mégot sous son talon. Si l’homme lui avait fait cette demande, c’était bien qu’il connaissait les propriétaires du cabaret. — Je connais tout le monde, dit-il, et je ne me souviens pas d’un gars s’appelant Jules Roman. — Mais, euh… vous êtes installé depuis longtemps ? — Oh ! Ça fait plus de vingt ans. — Bon, j


