Devant lui tout à coup, un homme ressemblant à un mendiant sortant d’une rixe apparut au coin du hangar. Jules reconnut Arthur Bony. Encore lui, toujours lui ! Avec son visage tuméfié et un bandeau autour de la tête, il faisait presque pitié. Jules pensa l’espace d’un instant qu’à eux deux, ils auraient pu effrayer des hordes de gamins. Il regretta de ne pas l’avoir achevé à coups de planche lorsqu’il l’avait surpris au cabanon. — C’est fini Roman. Rends-toi, t’as aucune chance ! Jules ne comprit que la moitié de la phrase, mais ça n’avait aucune importance. Il s’apprêta à se ruer sur Bony quand il vit des gendarmes derrière celui-ci, l’arme braquée. Alors, il repartit dans l’autre sens. Bony le suivit en courant. Devant eux, l’avion d’Air Saint-Pierre masquait plusieurs uniformes qui b


