Arabelle hésita deux secondes. Hélène s’impatientait. — Youhou ! T’es là ? — Oui, pardon. OK. Écoute, je te rejoins. Tu as ton appareil avec toi ? — Oui. T’as du pot, j’ai pas encore transféré ce que j’ai filmé alors ce sera plus simple de te filer la carte mémoire. Bon, je te dis à tout de suite. Arabelle referma son portable et déclara qu’elle ramènerait ce qu’Hélène avait filmé. Elle passa la main dans la tignasse rebelle d’Arthur, caressa l’ovale du menton de l’index, lui recommanda de ne pas oublier le rasage, car si la barbe de trois jours lui allait bien, c’était fort désagréable quand elle l’embrassait. Elle fit virevolter son blouson autour d’elle puis referma la porte en lui souhaitant bonne chance. Resté seul attablé dans la petite cuisine seulement éclairée par une antique


