LXIIILe second enlèvementLe café avait agi comme contrepoison. Cléopâtre était tombée inanimée, presque froide, tout autant sous les spasmes nerveux que par le vin qui endort de la perle noire ; mais, quoiqu’elle luttât avec courage, Rodolphe vit bien vite, aux contractions de ses lèvres, à ses pâleurs mortelles, à ses yeux tour à tour brillants et éteints, que le poison la ravageait. Il sonna. – Je vais mourir ! lui dit-elle. – Eh bien, nous mourrons tous les deux ; mais je ne veux pas que tu meures ici. – Ni moi ! ni moi ! je ne veux pas mourir ici ! – Je t’emporte chez moi ! Ma voiture m’attend. – Oh ! oui ! vivante ou morte ! Quoique Cléopâtre pesât de tout son poids sur Rodolphe, quoique la nuit fût sombre dans l’escalier, Rodolphe, emportait sa maîtresse avec une force nouvelle


