11.

2691 Mots

11.En revenant un matin d’une promenade en mer avec Florita et le vieil Yves Gouez, qui se maintenait ferme au poste, comme il disait, Alain se croisa, non loin de Ker-Even, avec M. Barwell, locataire du vieux logis depuis sept ans. Cet homme d’une soixantaine d’années, grisonnant, un peu fort, avait une mine correcte et distinguée. Il venait passer à Ker-Even quatre ou cinq mois de l’année, avec sa femme, une grande rousse, portant lunettes, qui faisait de longues promenades sur la côte et dans l’intérieur, suivie de ses chiens, deux danois à l’aspect féroce, dont, cependant, nul n’avait eu à se plaindre, dans le pays. On trouvait ces étrangers un peu originaux. Mais on disait : « Ce sont des Anglais !… » M. Barwell, qui avait, racontait-il, passé vingt ans dans la marine de commerce,

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