8.A la suite de cette terrible émotion et de cette course nocturne sous la pluie froide, Florita était fort souffrante quand, le lendemain, vers la fin de l’après-midi, Alain arriva, comme elle le lui demandait dans sa lettre. Il ignorait tout de l’incident. Quand Mme Mülbach le lui eut narré, il bondit, en s’écriant : — Ce misérable !… S’il n’est pas mort, s’il en réchappe, je lui montrerai ce qu’il en coûte de s’attaquer à la fiancée d’un Penvalas ! Il convint toutefois qu’il valait mieux, en effet, que le silence se fît sur cette aventure. Mais lui se réservait de s’informer au sujet du baron, et, si celui-ci reprenait vie et santé, d’aller lui infliger la correction qu’il méritait. — Je voudrais pourtant bien savoir, ajouta-t-il, quels sont ceux qui ont donné à ce lâche les moyens


