La Grande MaisonVéronique Biefnot Elle ne savait pas quelle décision prendre. Marcher serait la meilleure des choses, ça l’avait toujours aidée à réfléchir, mais se promener était de plus en plus compliqué dans la Cité. Le podomètre de son Ex-I-28 indiquait qu’elle était loin du quota permis, elle aurait pu rejoindre la barrière verte sans amputer son crédit mensuel, mais c’était devenu quasi impossible depuis le début de ce quadrimestre : des affichettes auto-fluo signalaient un danger potentiel et interdisaient l’accès à l’aire Forestière : des vents de force XO avaient en effet tracé un nouveau couloir et les derniers grands arbres n’y avaient pas résisté. Elle n’avait aucune envie de s’attirer des ennuis avec le contrôle sécuritaire en forçant les barrages et décida donc d’aller si


