Chapitre 11En poussant jusqu’à l’ironie grinçante la ritournelle : « Des bourgeois au lait battu », les chansonniers du Cabaret wallon tournaisien tournaient en dérision les petits bourgeois avaricieux : « Des p’t**s rintiers, ch’est l’habitute Insann’de parler d’leus malheurs Ainsin l’vie leu paraît moins rute ; Mais quand orvient l’Marché aux Fleurs À l’approche des bieaux jours, bin vite I’z’orprenn’tent fin volintiers Leu ‘vieill’s z’illusieons, et tout d’suite… I’seont pus gais, les p’t**s rintiers1 ». Chez ces gens-là, on s’inventait une ascendance glorieuse, une généalogie qu’on tentait vaille que vaille de faire remonter jusqu’au moyen âge. Mythe ou réalité, espoir d’un brillant avenir social et professionnel à la mesure d’un passé prétendument idyllique qu’un membre de ce


