VIII La mère Michel à la recherche de son chatPlusieurs jours se passèrent dans une pénible attente ; mais, comme le général Marlborough, le chat Moumouth ne revint pas. Le désespoir de madame de La Grenouillère fut vrai, profond, sans cris, sans éclat, d’autant plus v*****t qu’il était concentré. Elle se rappelait sans cesse les gentillesses de Moumouth, son bon naturel, son attachement pour elle, son intelligence supérieure. Jamais animal ne lui avait offert un ensemble d’aussi brillantes qualités ; jamais un de ses précédents favoris ne lui avait causé d’aussi amers regrets. Généreuse dans l’infortune, elle n’adressait point de reproches à la mère Michel ; elle cherchait, au contraire, à calmer cette pauvre femme, qui s’abandonnait sans réserve à la douleur. Elle lui disait un soir : «


