XI De la rencontre que fit Polichinelle dans une prison – La queue du diable Moyen d’évasion jusqu’alors inconnu« Souper avec vous, monsieur le commissaire ! » dit Polichinelle, lorgnant du coin de l’œil la table déjà servie où fumait un ragoût de bonne mine, flanqué d’un pâté du cru et de trois flacons poudreux. – Hélas ! mes enfants, c’est en vain que nous aurions voulu dissimuler jusqu’au bout le défaut dont le caractère de notre héros était entaché : il faut l’avouer, – et peut-être son goût déclaré pour les petits riens sucrés vous l’a-t-il déjà fait soupçonner, – Polichinelle aimait à manger presque autant qu’à faire le bien. – C’était aussi, disons-le, une tentation bien forte que ce souper de commissaire qui s’offrait à Polichinelle, avec toutes les séductions d’une chère opulent


