Chapitre 27 LE POINT DE VUE DE LÉA Quand Matthieu m’a prise par la main pour me guider vers la chambre, j’ai senti son emprise sur moi se resserrer comme une promesse. Il était encore humide de la douche, des gouttes d’eau glissant le long de ses épaules, de son torse, et cette image m’a fait serrer les cuisses d’anticipation. Il ne m’a pas lâchée, pas une seconde, comme s’il avait peur que je m’échappe—ou peut-être comme s’il voulait me rappeler que je lui appartenais déjà. La chambre était baignée d’une lumière dorée, les rideaux à moitié tirés laissant filtrer les derniers rayons du soleil. Il m’a poussée doucement vers le lit, et quand mes genoux ont touché le matelas, j’ai obéi sans hésiter, m’allongeant sous son regard brûlant. Ses doigts ont effleuré ma peau, traçant des chemins


