XIIILe progrès dans les arts, les lettres et les mœurs Une jeune femme de beaucoup d’esprit, après avoir lu en épreuves les premiers chapitres de ce livre, me rencontre dans le monde et me dit : « Votre titre est un menteur. J’ai cru que vous alliez parler du Progrès dans toutes ses applications, et vous vous renfermez comme un Américain dans le progrès matériel. Vous n’êtes pourtant pas un vil matérialiste ! – Non dà ! Positiviste tant que vous voudrez, mais l’esprit est chose positive autant que la matière, sinon plus. – Alors pourquoi nous condamnez-vous tous à faire ici-bas un métier de machines ? L’agriculture, l’industrie et le commerce, voilà tout ce que vous permettez au pauvre monde. On dirait que vous faites litière de la poésie, de l’amour, de l’art, de la gloire, de ce qu’il


