XV La culotte bleueRoger avait tenu parole, il était revenu souvent chez Poupardot ; la vue de ce bon ménage le délassait agréablement des fatigues de la guerre. Là, il causait de ses anciens amis, de Maxime, qu’il n’avait pu retrouver, et de Prosper, dont on ne recevait aucune nouvelle. Mais l’Empereur, qui n’accordait pas de longs loisirs à ses soldats, avait de nouveau pris les armes, et Roger, empressé de rejoindre ses drapeaux, avait quitté ses amis de Clichy, en leur disant : – Si vous me revoyez, je ne serai plus lieutenant… ; je veux me faire tuer ou avancer, mais l’Empereur se connaît en hommes, et avec lui il y a toujours des récompenses pour les braves. – Puissions-nous le revoir ! avait dit Élisa. Ah ! si j’avais un mari militaire, je ne goûterais pas un jour de repos. – Il


