XVI Une mansardeProsper est au comble de la joie de posséder enfin chez lui l’enfant de ceux qu’il aimait tant. Il ne pense, il ne s’occupe qu’à rendre heureuse la jeune fille qui habite maintenant avec lui. Il n’est point de soins, de prévenances, d’attentions dont il ne comble l’orpheline ; à chaque instant de la journée, il cherche ce qu’il pourrait faire pour lui être agréable : il la recommande sans cesse à sa gouvernante ; il ordonne à ses domestiques de veiller à ce que ses moindres désirs soient satisfaits. Une mère ne serait pas plus attentive, un père ne pourrait en faire plus. Cependant, dans le ton, dans les manières de Prosper, il n’y avait rien qui annonçât l’homme galant ou prévenant près des dames. Son humeur avait toujours été franche et son parler bref ; mais, depuis se


