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Bitéye Quelques semaines après mon passage chez le coaché j'ai rédigé un business plan Concernant l'ouverture de mon nouveau restaurant. Le plan d'affaires ou plan de développement, (business plan en anglais) formalise par écrit les projections d'évolution d'une entreprise. Il découle du modèle d'entreprise Un plan d'affaires est un document officiel contenant les objectifs d’affaires, les méthodes, la façon et les délais dont ces objectifs peuvent et doivent être atteints. Il décrit également la nature des affaires, comprend des informations de base sur l'organisation de l’entreprise, ses projections financières et les stratégies qu'elle entend mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. Dans son ensemble, ce document sert de feuille de route qui assure la réalisation des orientations de ce plan d’affaires. La formulation d'un plan d'affaires se réalise généralement à l'étape d'étude de marché ou d'évaluation du projet lors de la création d'entreprise. Le plan d'affaires sert aussi lors de la mise en place de nouvelles activités mais, surtout, il permet de décrire de quelle manière l'entreprise opérationnalise la création et la captation de valeur[4]. Il permet d'approfondir un projet commercial tout au long de sa conception, de juger de sa faisabilité et de suivre la trajectoire réaliste de son évolution. C'est également l'outil privilégié sur lequel on peut s'appuyer pour réussir la recherche et la collecte de financement. Le processus de formalisation, qui conduit l’entrepreneur à expliciter ses intentions, est ce qui assure la qualité et de la pertinence du plan d'affaires en tant que résultat de la réflexion. Contribuent directement à la crédibilité du plan présenté, la compréhension des activités, l'éclairage clair et exhaustif des stratégies possibles et la transparence des décisions et de leur motivation. A contrario, les dérives constatées en matière de plan de développement ont été pointées au début des années 2000, à l'occasion des excès ayant conduit à l'éclatement de la « bulle internet ». À l'époque, les financeurs en capital risque – pensant disposer d'un avantage compétitif dans le financement de ce secteur d'activité, et n'imaginant pas en être absents – établissent ou avalisent des plans d'affaires irréalistes et acceptés sans précaution par le marché. Depuis l'effondrement de cette bulle spéculative, les décideurs, y compris financiers, scrutent désormais de manière plus critique les exposés et chiffres qui leur sont présentés[5]. Si des marges de manœuvre sont encore acceptées pour des jeunes pousses ou activités très innovatrices, la règle au début des années 2010 est de considérer que les plans de développement annoncés ne sont plus des « exercices de style », mais engagent leurs auteurs et doivent être réalisés. La sanction — en cas de non-réalisation injustifiée — peut consister en la dégradation des analyses et notations financières et la fuite partielle ou massive des investisseurs. Le plan de développement a un rôle interne et un rôle externe. Rédigé pour l'usage interne, il contribue aux tâches de management ou de prévision-planification, qu'il oriente. Rédigé pour l'usage externe, il permet de communiquer à l'extérieur et de convaincre les banques d’accorder les financements ou le capital risque à l’entreprise. Il a également pour but de vérifier si le projet en question est viable. Il est alors courant de proposer plusieurs hypothèses [archive] afin de valider son projet en fonction des aléas externes (projection pessimiste, normale ou optimiste). Les plans d'affaires peuvent être internes ou externes ciblés. Les plans externes axés sur l'extérieur, sont des ébauches des objectifs qui sont importants pour les intervenants extérieurs, principalement financiers. Ils comprennent généralement des informations détaillées sur l'organisation ou l'équipe dédiée à l’atteinte de ses objectifs. Pour les sociétés, les plans d’affaires externes sont dédiés aux investisseurs et aux clients (2), pour les organismes à but non lucratif, ils sont orientés principalement pour les donateurs (3). Les plans d'affaires internes et axés ciblent des objectifs intermédiaires nécessaires pour atteindre les objectifs externes. Ils peuvent porter sur le développement d'un nouveau produit, un nouveau service, un nouveau système informatique, une restructuration des finances, la remise en état d'une usine ou d'une restructuration de l'organisation. Un plan d'affaires interne axé est souvent développé conjointement avec le tableau de bord ou une liste de facteurs critiques de succès. Cela permet d’apprécier le succès du plan en utilisant des mesures non financières. Les plans d'affaires qui identifient et ciblent des objectifs internes, mais ne fournissent que des indications générales sur la façon dont ils seront atteints sont appelés plans stratégiques. Les plans opérationnels décrivent les objectifs d'une organisation interne, groupe de travail ou d'un service (4). Les plans de projet, parfois appelés cadres du projet, décrivent les objectifs d'un projet particulier. Ils peuvent également répondre à la place du projet dans des objectifs plus stratégiques de l'organisation. Les plans d'affaires sont des outils de prise de décisions. Le contenu et le format du plan d'affaires est déterminé par les objectifs et les intervenants. Par exemple, un plan d'affaires pour un but non lucratif pourrait discuter de l'adéquation entre le plan d'affaires et la mission de l'organisation. Les banques se focalisent sur les défaillances, donc un plan d'affaires pour un prêt bancaire doit convaincre de la capacité de la société à rembourser le prêt. Les spécialistes en capital risque sont principalement préoccupés par l'investissement initial, la faisabilité et l'évaluation de sortie. Un plan d'affaires pour un projet nécessitant un financement par actions doit expliquer les ressources actuelles, les opportunités de croissance à venir, et un avantage éventuel concurrentiel et durable qui conduira à une évaluation de sortie élevée. Un plan d'affaires s’appuie sur un large éventail de connaissances de nombreuses disciplines d'affaires : la Finance, la Gestion des ressources humaines, la Propriété intellectuelle, la Gestion de la chaine logistique, la Gestion des opérations, le Marketing et la Commercialisation entre autres (6). Il peut être utile de consulter le plan d'affaires comme une suite de sous-plans, un pour chacune des principales disciplines d'affaires (7). « ... un bon plan d'affaires peut aider à faire un bon projet crédible, compréhensible et attrayant pour quelqu'un qui ne connaît pas l'entreprise. La rédaction d'un bon plan d'affaires ne peut pas garantir le succès, mais peut aller loin dans le sens de la réduction des chances d'échec » (7). Un plan de développement doit permettre au lecteur de répondre rapidement à quatre questions : D'où l'entreprise part-elle ? Où se dirige-t-elle ? Quels sont ses objectifs ? Comment compte-t-elle y parvenir ? Selon quelle progression dans le temps ? Le document en résultant doit être concret, cohérent, hiérarchisé. Il peut être plus ou moins concis en fonction de la taille de l'entreprise, mais doit présenter un récapitulatif synthétique permettant de se faire rapidement une idée d'ensemble du projet. Un plan d'affaires externe ciblée devrait énumérer toutes les questions juridiques et les passifs financiers qui pourraient affecter négativement les investisseurs. En fonction du montant des fonds soulevées et le public à qui le plan est présenté, le défaut de le faire peut avoir des conséquences juridiques graves. « L’accord de non-divulgation » avec des tiers, « L’accord de non-concurrence », les conflits d'intérêts, les préoccupations de la vie privée et la protection des secrets commerciaux peuvent sévèrement limiter le public auquel on pourrait montrer le plan d'affaires. Sinon, ils peuvent exiger que chaque partie ayant reçu un plan d’affaires de signer un contrat et d'accepter ses clauses et conditions particulières. Cette situation est compliquée par le fait que de nombreux investisseurs en capital-risque refuseront de signer un accord de confidentialité avant d'examiner un plan d'affaires, de peur de les mettre dans la position intenable de regarder deux plans d'affaires développés indépendamment et revendiquant l'originalité. Dans de telles situations, on peut développer deux versions du plan d’affaires : un plan dépouillé qui peut être utilisé pour développer une relation et un plan détaillé qui est destiné aux investisseurs de confiance suffisamment intéressés et ayant accepté de signer un accord de confidentialité. Les estimations de coût et de revenus sont au cœur de tout plan d'affaires pour décider de la viabilité du projet d'entreprise. Mais les coûts sont souvent sous-estimés et les recettes surestimées donnant lieu à des dépassements de coûts plus tard, des pertes de recettes, et peut-être même la non-viabilité du projet. Pendant la bulle internet 1997-2001 cela a été un problème pour de nombreuses start-ups technologiques. La « Reference class forecasting » a été développée pour réduire les risques de dépassements de coûts et les pertes de recettes et donc générer des plans d'affaires plus précis. L'analyse financière consiste en un examen approfondi des comptes d'une entreprise et de ses perspectives, afin de fournir : soit une évaluation de l'entreprise, destinée la plupart du temps à d'actuels ou de possibles futurs actionnaires ; soit une évaluation de sa seule solvabilité, afin de déterminer si l'entreprise analysée peut être une contrepartie acceptable (fournisseur, banque, agence de notation) ; soit un diagnostic interne servant de support à des choix stratégiques concernant les modes de financement ultérieurs. Le but de cette analyse est de fournir, à partir d'informations d'origines diverses, mais surtout d'informations comptables, une vision synthétique qui fait ressortir la réalité de la situation et qui doit aider le dirigeant, l'investisseur et le prêteur dans leur prise de décision. Les aspects les plus souvent étudiés sont la profitabilité, la solvabilité et la liquidité de l'activité. L'analyse financière se fonde sur la comptabilité de l'entreprise et sur son business plan, en le confrontant à l'environnement connu ou prévu, pour définir les forces et faiblesses financières de l'entreprise. À partir du business plan, elle définit une suite de cash flows (flux de trésorerie) actualisés qui, pondérés par un taux d'actualisation permettent d'arriver à un objectif de cours ou une valorisation. Le but de l'analyse financière est de réaliser une évaluation d'entreprise rapide et souvent à des fins tactiques, selon le cas : soit pour évaluer la solvabilité de l'entreprise (pour lui consentir un crédit par exemple, et plus généralement pour nouer des relations d'affaire avec elle) : analyse crédit ; soit pour estimer la valeur de l'entreprise dans une optique de cession de participation ou d'achat ou de vente d'actions en bourse : évaluation d'actions. et en interne, à des fins stratégiques, elle sert de support à un diagnostic et à des décisions d'investissement et de financement[2] : pour le futur, faut-il privilégier le recours à l'endettement ? Augmenter ou diminuer le capital ? Est-il souhaitable d'accorder un crédit aux clients pour des raisons commerciales ou faut-il à l'inverse diminuer le besoin en fonds de roulement ?. L'analyse financière, ne se limite pas à un simple examen plus ou moins approfondi et critique des comptes. Elle suppose aussi des comparaisons (dans le temps et par rapport au secteur d'activité), et surtout une étude des perspectives financières en fonction des caractéristiques de l'entreprise et de son environnement économique (c'est-à-dire dans le cadre de la stratégie d'entreprise). Elle comprend donc plusieurs tâches : Analyse comptable Modifier Il s'agit d'analyser les comptes d'une entreprise — bilan, compte de résultat, flux de trésorerie, hors bilan et annexes — (voir comptabilité générale) pour détecter ses performances financières et en dégager les points forts, les points faibles et les points douteux à éclaircir. Ces données comptables doivent faire l'objet de nombreux retraitements, tenant compte entre autres des normes utilisées (IFRS, Plan comptable général et leurs options...). L'analyse de l'excédent brut d'exploitation (EBE) est fondamentale pour fournir un crédit à l'entreprise. En effet, une part de celui-ci représente le montant maximum d'échéance du crédit que peut supporter l'entreprise. C'est de l'EBE que l'on extrait le cash flow réel par la formule : Cash flow réel (flux de trésorerie réel) = excédent de trésorerie d'exploitation (ETE) = EBE - variation du besoin en fonds de roulement d'exploitation. Un autre type d'analyse est de forme patrimoniale : elle consiste à analyser la valeur de l'entreprise non pas en termes de futurs dégagements de trésorerie, mais sa valeur à l'instant T pour répondre à la question : que vaudrait l'entreprise si elle devait être dissoute aujourd'hui ? Dans ce cas, une attention particulière est donnée à la valeur des postes du bilan : stocks, immobilisations dont en particulier les immobilisations incorporelles, créances et dettes. Dans une optique de diagnostic interne, l'analyse financière s'attachera à caractériser les grands équilibres du bilan, et à identifier les voies d'amélioration afin que l'entreprise ne soit pas fragilisée par un recours trop important à l'endettement à court terme, tout en satisfaisant à des critères de rentabilité des fonds propres investis. Analyse comparative Modifier Elle consiste essentiellement à tirer des ratios (de solvabilité, de rentabilité…, voir ratio financier) entre diverses séries de postes comptables et à comparer leur évolution dans le temps et par rapport à ceux d'autres entreprises ayant une activité similaire. L'analyse des comparables explique notamment les décotes de holding que subissent les groupes diversifiés tels que Bouygues (téléphone, BTP et télévision), Wendel Investissement ou Bolloré (opérateur logistique en Afrique, industrie, médias) (exception notable : General Electric). Il n'existe pas de bons comparables pour les évaluer (en plus du problème de la remontée des dividendes). Analyse extra-comptable Modifier L'analyse extra-comptable, dite aussi analyse économique, vise à déterminer les perspectives d'évolution de l'entreprise et leur incidence sur ses comptes prévisionnels pour vérifier l'opportunité d'un crédit (capacité future de remboursement) ou d'un placement ou rachat (rentabilité attendue, et notamment évolution prévisionnelle du bénéfice par action).
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