— Non, dit Rébecca, votre faiblesse et votre souffrance, sire chevalier, vous font méconnaître les intentions du Ciel. Vous avez été rendu à votre pays au moment où il a le plus besoin du soutien d’un bras fort et d’un cœur honnête, et vous avez humilié l’orgueil de vos ennemis et de ceux de votre roi quand leur arrogance était à son comble. Et, pour guérir vos blessures, ne voyez-vous pas que le Ciel vous a envoyé une main secourable et habile dans l’art des pansements, quoiqu’il l’ait choisie parmi une race méprisée de tout le monde ? Or donc, ayez bon courage, et soyez convaincu que vous êtes conservé pour faire quelque miracle que votre bras accomplira devant tout ce peuple. Adieu ! Et, quand vous aurez pris la médecine que vous remettra Ruben, reposez en paix, afin d’être en état de s


