Septième nouvelle – L’Âne d’or

1939 Mots

Septième nouvelle L’Âne d’orIl est mort aujourd’hui. Il s’appelait Anicet. Il avait été mon condisciple au lycée. Sa mère était morte. Son père, veuf, s’était remarié. Sa marâtre ne l’aimait pas plus qu’il ne l’aimait. Alors, il fuguait. Il zonait et arrivait aux cours avec les yeux cernés d’un débauché. Il aimait Villon. Nous étions amis, mais moi, j’aimais Nietzsche. Et puis, la guerre avait éclaté, la grande, la Deuxième Guerre mondiale. Tous les deux, nous avions sauté de joie devant le grand chamboulement qui s’annonçait. Tous les deux, ensuite, avions rejoint les Forces Françaises Libres. Arrivés au camp de Camberley, nous avions choisi notre arme, moi l’artillerie, lui les sous-marins. Et nous nous étions perdus de vue. Et voici que, après quarante ans de silence, j’avais reçu une

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