Pourtant, Alain le sut, quelques jours avant la cérémonie. Indigné, il demanda une permission de vingt-quatre heures, et tomba un soir dans le coquet appartement qu’occupait Maurice, avenue de Villiers. M. de Ronchay s’habillait pour aller chercher sa fiancée. Tous deux, ce soir, avec les Ulrich Mülbach, chez qui Elsa était reçue en intime, devaient se rendre à l’Opéra-Comique. Alain, écartant le domestique qui voulait l’annoncer, entra dans la chambre où se trouvait son cousin, en manches de chemise... Et, avant que l’autre fût revenu de sa stupéfaction, il l’apostropha en ces termes : – Est-ce vrai, ce qu’on me raconte ?... Tu vas épouser cette Elsa ? – Qu’est-ce qui t’a dit ?... – Qu’importe ! « Est-ce vrai ? Maurice, reprenant un peu de sa présence d’esprit, riposta, l’air ar


