XI25 Juillet 1894. Les derniers jours de juin et les quinze premiers de juillet connurent des précipitations intenses. Les métiers de l’agriculture et du bâtiment souffraient de ces désastreuses conditions climatiques. L’activité portuaire, pour sa part, tournait enfin à plein régime : la sardine, le petit poisson d’argent, s’était enfin rapprochée des côtes, et les chaloupes en ramenaient suffisamment pour les usines de la ville. De plus, le thon suivait également les courants chauds et les thoniers en débarquaient de formidables quantités. Certains jours, à condition de tomber sur une manne, certaines embarcations en pêchaient jusqu’à deux cents. Tous mangeaient enfin à leur faim et une certaine allégresse chassait la morosité des mois précédents. S’il est bien vrai que l’oisiveté est m


